RPG tiré de la Flander's Company
 

Sur la voie du Super-Zéro

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Neville Leblanc
aka le bon pote fapfap qui ressemble à un clodo (apparemment) et sert à boire h24.
Neville Leblanc
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Super-pouvoir : Transformation de l'eau en vin ... Vous comprenez mieux le pseudo de super-vilain ? Que ça soit de la simple humidité comme l'eau dans votre corps, votre salive ou la pluie... Préparez vous à être bourré! ... Ou à LE voir bourré.

Car plus il utilisera son pouvoir et plus son taux d'alcoolémie augmentera! C'est nul hein ? Vous voulez savoir quoi d'autre encore ? Dès qu'il ressent une émotion un peu trop forte, ça augmente aussi! Je vous raconte pas l'expérience en gueule de bois !
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Haters : 413
Mar 17 Sep - 3:48
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Featuring Miss Wood
Depuis que Neville était arrivé à l’institut, le jeune homme semblait être parti pour reprendre sa vie en main. Il faisait attention à son taux d’alcoolémie toute la journée et ne s’autorisait à fumer que le soir venu, ou plutôt, dès que la fin des cours avait sonnée. C’était déjà ça après tout, comparé à l’ancien cas social qui était enfumé du matin au soir et qui n’avait pas besoin des ratés de son pouvoir pour être positif si on le faisait souffler dans le ballon… Mieux encore, le garçon en profitait pour se racheter une hygiène de vie, non seulement en se coucher tôt pour ne pas être fatigué pendant les cours, mais aussi en mangeant équilibré ! Et pour ça, la cantine de l’Institut l’aidait beaucoup avec des menus non seulement sains mais… extraordinairement bons. Délicieux, même. Bon, il se doutait que ça n’était que pour sa classe sociale, ces bonnes assiettes, vu la gueule des plateaux des autres… Et le chèque qu’il ajoutait au premier chaque mois n’y était pas pour rien non plus… Mais après tout, il avait assez morflé dans sa vie pour devoir s’occuper des autres. A son tour désormais !

Alors imaginez, alors que vous vous reprenez enfin, en essayant de repousser votre mort pitoyable dans un ravin à cause d’un verre ou d’un joint de trop… Quand enfin vous vous décidez à prendre le taureau par les cornes, que vous faites tout, tout, tout… Pour y arriver, quitte à REVISER des heures et des heures… Vous vous mangez une note pitoyable. Et une remarque du corps enseignant toute aussi ignoble que la tache d’encre représentant le résultat de votre évaluation.

Neuf jours, quatre heures et trente-quatre minutes. Il avait tenu neuf jours, quatre heures et trente-quatre minutes. A rester sobre (que ça soit naturellement ou via son pouvoir qu’il avait réussi à gérer !) et à ne pas se retrouver dans un bar pitoyable avec une pile de verres que l’un des serveurs avait à peine le temps de ramener avant d’en voir à nouveau un vide sur la table. Après tout, c’était vendredi soir, et vendredi, tout était permis non ? Du moment qu’on avait du fric, de quoi se payer tous ces liquides, être dans les règles, tout ça…

« Trois sur vingt, tu t’imagines Gringo ? Même Fartman a eu la moyenne… Alors qu’il a lâché sa fameuse attaque fartmax en plein exam’… » se plaignait un Neville en piteux état qui parlait à son voisin de table… Qui ne l’écoutait même plus en fait. « Mais bon… C’est un fapfap aussi… mais il a du payer la prof… Dis-toi même… On a du évacuer le batiment même à cause de l'odeur… Y en a plein qui en ont profité pour tricher, t'sais, se donner les réponses… et je te PROMET  -burp- oh, sorry man… » s’excusa le bourré pitoyable, touchant l’épaule du pauvre homme qui donna un léger coup pour couper tout contact avec lui « …Ouais donc, promis juré craaaaaaaaaa-ché… Que j’ai pas triché… Mais j’ai écouté… Et toutes les réponses, c’est ce que j’avais mis je te jure… J’comprends pas… »

Son uniforme de Fils À Papa encore sur lui, Neville finit par en observer les coutures dorées. Il était sûr que Fartman avait soit triché, soit avait payé Madame Wood… Mais il n’était pas question que lui-même s’abaisse à ça… Il voulait avoir les mérites d’un super-vilain sans avoir à passer par ce genre d’actes digne d’un… super-vilain ?! Est-ce que le but de cet examen était de voir si l’élève était capable d’être UN VRAI VILAIN en trichant ? Tant de pensées débiles s’enchainaient que ce ne fut pas l’alcool qui lui offrit une magnifique migraine mais bel et bien lui. Si bien qu’il lui était impossible d’user de son pouvoir. Ainsi, ce soir, Neville devait compter sur son porte-monnaie, à défaut de pouvoir compter sur son propre don…

« Hey Roger, tu m’emmènes un mètre de shooters s’teup ? N’importe quels alcools… Non, attends, je veux de la couleur ! Et euh… Du rose… du jaune… et du tur-hip-quoise steup au moins ! Le reste, je te fais confiance… » commanda-t-il auprès d’un serveur qui ne répondait absolument pas au nom de Roger mais qui s’en fichait, après tout, c’était son quotidien.

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Charlie Wood
Victime (à très grand) potentiel victimisable.
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Super-pouvoir : Chronokinésie : stopper le temps, ralentir le temps, accélérer le temps, modifier la perception du temps (sans modifier le temps lui même)
Conséquence : Le temps d’utilisation de son pouvoir est converti en nombre d’année. 5 secondes = 1 année. Cela prend effet la journée suivant l’utilisation de son pouvoir, puis passée cette journée, elle reprend son âge normal. Si elle avait remonté le temps, elle deviendra plus jeune, si elle avait accéléré le temps, elle deviendra plus vieille. Si elle avait arrêté le temps et si elle avait juste modifié sa perception du temps, le lendemain elle sera plus longue à la détente, voir même totalement à côté de la plaque ; pour ces deux derniers points, le temps de la conséquence : 5 secondes = 1h.
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Mar 17 Sep - 11:51
Sur la voie du Super-Zeroft. Neville Leblanc

Contrôler les gens était presque plus facile que contrôler le temps – et croyez-moi, je m’y connais sur ce dernier point. Au début, lorsque je suis arrivée à l’institut, je n’aurais pas imaginé m’amuser autant. Oh, certes, je me serais amusée à rendre la vie dure à Taylor, ce qui, en soit, valait des milles et des cents. Mais en tant que professeur… ouais, je me disais, à la base, que j’allais m’ennuyer. Que c’était un travail ingrat.
Mais en fait, le travail ingrat, c’est d’être élève.
J’adorais les humiliations. Normal pour une Super-Vilaine comme moi non ? La différence, entre des élèves et Taylor, c’était que Taylor savait à peu près se défendre. Il me donnait de la résistance, chose plutôt appréciable. Alors que les élèves… étaient comme un sado-masochiste à quatre pattes attendant sagement sa punition en couinant. C’est étrange car je ne me souviens pas avoir été comme cela durant ma jeunesse… sans doute car à l’époque je sortais avec mon professeur. Cela devait jouer.
En tout cas, moi, en bonne sadique que j’étais, je ne me privais pas avec les élèves. Autant dire que dans les cours que je dirigeais et dans mes examens, il allait être difficile d’avoir une bonne note… du moins, pas tant que l’on n’est pas dans mes bonnes grâces. Pour le moment, j’avais quelqu’un en tête, une bête noire que j’avais envie de descendre de son piédestal : Neville.
Ah, que dire de Neville.
Il me faisait penser à un petit chiot qui attendrait de se faire papouiller la tête la queue en l’air.
A-do-rable.
Ça me donnait d’autant plus envie de l’humilier.
Alors vient l’histoire de l’examen. Car, comme je suis une s… une bonne professeur, je lançais des examens comme des enfants lancent des pétales de fleur lors d’un mariage – erk, cette analogie me donne la nausée. Après tout, les élèves, là, ils n’étaient pas assis sur cette chaise particulièrement douloureuse pour le popotin pour rigoler et se la couler douce ! Avec moi, ils allaient souffrir. Oh, peut-être moins qu’avec Paige ceci dit, puisqu’elle était la reine dans ce domaine…. Enfin bref. Donc, l’examen. Comme je ne donne pas de cadeau facilement, je l’avais rendu difficile – allez hop, dès le début de la rentrée, histoire de donner pleins de mauvaises notes pour renforcer le moral ! Je n’étais pas comme certains professeurs qui y allaient tout doux au début pour que les élèves puissent s’acclimater lentement à leur nouvelle situation. Non, à la place de la petite brise délicate, moi, j’étais un ouragan. Je m’étais même entrainée un peu avant à écrire des 0 de la plus belle façon qu’il soit : avec classe. A l’encre rouge légèrement dégoulinant pour rappeler le sang.
Hey, on ne fait pas les choses à moitié ici.
Donc, j’avais ma cible : Neville en mode studieux. Tout en l’observant, je me demandais quelle note j’allais bien pouvoir lui attribuer.
Non, je n’attribuais pas les notes en fonction de la gueule des étudiants, non, non, et non.
Donc, j’observais Neville. C’est qu’il avait l’air de faire des efforts, le bougre ! Bon, il n’aura peut-être pas un 0.
Mon regard se posa alors sur un certain Fartman. Je ne le connaissais pas spécialement, après tout, je venais de débarquer à l’institut, pourtant… oui, pourtant, il ne fallait pas être très intelligent pour comprendre au vu de sa tête qu’il se préparait à faire une bêtise. Polémiquer sur « à quel point t’as trop raison Charlie » n’est pas trop le sujet actuellement… mais j’ai eut trop raison. Je me donnerai un 20/20 pour l’analyse des élèves – même si ce n’était pas un domaine bien compliqué. Alors, ni une, ni deux, voilà Fartman lâchant la sauce.
Ah oui beh non, je ne l’ai pas retenu, pourquoi l’aurais-je fait ? C’était parfait pour faire chier les élèves de la salle.

Ah, parlons juste un instant de l’avantage d’être professeur : on était préparé. Préparé aux élèves et à leur pouvoir parfois très peu contrôlé. Alors, lorsque j’ai vu Fartman se préparer à devenir une boule puante humaine, je m’étais discrètement rapprochée de mon bureau où était caché un masque à gaz.
Un prout par ci, un masque par là, des hurlements d’élèves.

« Putain tu soules ! » lâcha un élève qui se tenait le nez.
« Madame au secours j’étouffe ! »
« Il faut évacuer ! »

« SI VOUS SORTEZ DE LA SALLE, L’EXAMEN EST FINI POUR VOUS ! » criais-je pour que les élèves m’entendent par-dessus le brouhaha.

Alors, certains élèves restèrent, d’autres partirent. D’autres encore furent portés disparus – sans doute mort sous leur bureau, ha ! Quant à moi, je chantonnais gaiment tout en ramassant les copies des déserteurs.
Au final, il y eut plus de 0 que je ne le pensais, après cette attaque fourbe d’odeur nauséabonde. Rien que pour cela, je donnais la moyenne à cet énergumène. Des points de super-vilain pour avoir mener une mauvaise action contre toute la classe. Car sinon… ouais, cela ne volerait pas haut. Et puis.. n’oublions pas Neville. Ah ! Parlons-en. Juste un peu hein, il ne faudrait pas disserter pendant trois ans.
Neville aurait pu avoir la moyenne. Non, vraiment, si j’avais été d’humeur pour être gentille, il aurait eut la moyenne. Seulement, j’étais en mode bitch, alors la moindre et minime erreur, et bam, retrait de point.
Il s’en sortit avec un joli 3/20, avec un beau « Si Neville passait plus de temps à apprendre à écrire plutôt qu’à s’enivrer, il pourrait mieux faire. »
Ah !
C’était si jouissif.
Bon, après cet examen, il a quand même fallu évacuer le bâtiment histoire d’éliminer l’odeur. Bon dieu, mes vêtements du jour furent foutus, ils étaient imprégnés de l’odeur.

En tous les cas, j’étais fière de moi. J’avais fais mon quota de mauvaises actions pour la journée. Quant à Neville… ah ! Prévisible, oui, totalement prévisible. Le voilà parti pour s’enivrer toute la soirée et une bonne partie de la nuit – enfin, s’il ne fait pas un coma éthylique avant minuit. Et la tu te demandes, cher lecteur, pourquoi je m’en allais le rejoindre. Bon, déjà, bon à savoir : je n’étais pas allée le rejoindre tout de suite, j’avais attendu qu’il se bourre la gueule bien sévère avant. Car oui je savais où il était allé – l’avantage d’être bonne espionne – et puis ce ne fut pas bien compliqué de le savoir d’ailleurs. Mais j’avais décidé de le laisser mariner un peu dans son jus d’abord, préférant aller dans un autre bar non loin pour prendre un petit apéritif avec une possible conquête.
Il se passa bien quelques heures avant que je ne me décide à rentrer au bar « Le Jésus ». Voilà sans doute pourquoi c’était si facile de savoir que Neville y était au vu de son pseudonyme de super-vilain – qui serait à retravailler quand même, cela ne faisait pas très sérieux.

Je le repérais bien rapidement. Il parlait fort le bougre, sans doute ne s’en rendait-il pas compte, mais il arrivait presque à couvrir le bruit de la musique de fond. Je me dirigeais donc vers lui, tout sourire. Il ne me voyait pas encore, ou bien est-ce que l’alcool le rendrait aveugle ? Un nouveau concept pouvant détruire celui de l’amour. Avant que je n’arrive à sa hauteur, un serveur vint apporter un mètre de shooters, ce qui me fit arquer un sourcil. Eh bien, Neville savait comment dépenser son argent ! A force, en plus d’être inutile, il deviendrait fauché. Après tout, l’argent n’était pas éternel.

« Eh bien, eh bien, » m’exprimais-je une fois arrivée à la table, ayant posée mes mains sur le verre le composant, un sourire carnassier sur le visage. Un regard en direction du voisin de Neville suffit à le faire partir, histoire que l’on puisse être un peu plus intime. Je me permis de m’assoir, tandis que de mes longs doigts fins et parfaitement manucurés, je me mis à faire le tour des bords d’un verre de shooter. « Est-ce ainsi que vous interprétez mon commentaire, monsieur Leblanc ? Ou bien ais-je mal interprété votre objectif dans mes modules. Serait-ce le 0 que vous visez ? Ah, mais je ne jugerai pas. Chacun va de son petit objectif… c’est tout de même plutôt navrant de passer d’un super-vilain à un super-zéro. Enfin… il en faut toujours dans la nature, ils servent de couverture et d’amuse-bouche pour les vrais professionnels. C’est donc à cela que vous aspirez ? »

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Neville Leblanc
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Car plus il utilisera son pouvoir et plus son taux d'alcoolémie augmentera! C'est nul hein ? Vous voulez savoir quoi d'autre encore ? Dès qu'il ressent une émotion un peu trop forte, ça augmente aussi! Je vous raconte pas l'expérience en gueule de bois !
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Sam 19 Oct - 16:58
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Featuring Miss Wood
Neville était ce qu'on pouvait appeler une bonne patte : Il s'énervait rarement, était plutôt sympathique (aussi synonyme de "teubé") et n'était pas du genre à juger une personne. A part lui-même. Alors, assis sur son tabouret, ne voyant arriver que son fameux mètre de shooter en premier lieu, il finit par découvrir la présence du Professeur Wood... Avec un simple sursaut. Et le sentiment qui se joint à ces retrouvailles fut aussi innocent que lui : aucune haine, aucun dégout pour la femme qui n'avait pas joué franc-jeu pour sa note. Alors qu'il le savait, que cette note était anormale et qu'il n'était (pour une fois) pas la cause d'un tel échec! Mais non, aucun ressentiment pour elle. Ce qui fit rebondir son pauvre petit coeur alcoolisé fut... Une rancoeur pour sa propre personne. Il se sentait honteux d'avoir cette note, ça l'était davantage en se retrouvant devant la personne qui l'avait gratifié de la sorte... Et son état d'ébriété n'arrangea rien à ce poids dans sa poitrine. Et pouvait-on encore aller encore plus bas ? Oh, ça n'était pas si difficile après tout : Neville était descendu aussi bas que possible, certes, par lui-même, mais avec cette Madame Wood qui se mit à creuser un peu plus pour l'aider... A deux, ils formaient un parfait duo pour achever le bourré.

Un frisson de malaise traversa l'échine de Neville en entendant la voix féminine et en voyant fuir son poto ou plutôt, ce pauvre inconnu. Être seul était sa plus belle phobie, alors être seul avec l'un de ses bourreau n'arrangeait rien. Il ne l'observa que quelques secondes, le temps de la reconnaitre, avant d'aussitôt baisser le regard quand elle chercha le contact visuel. Chose qu'elle n'aura pas. C'était plutôt son doigt qui avait toute l'attention du fapfap, faisant chanter le verre en cristal. Appuyant son front dans l'une de ses mains, il endura des paroles lourdes. Passer d'un super-vilain à un super-zéro ? Avait-il seulement été, l'espace de quelques temps, un super-vilain ?

Sauf votre respect, Madame Wood, ce que je fais de mes soirées en week-end ne vous concerne pas. C'est ce qu'il aurait pu dire. Et il aurait eu raison. Mais ça n'était pas dans son genre de manquer de respect à quelqu'un. Tout comme ça ne l'était pas de défendre son propre égo. Il n'avait pas la force de se battre. Cependant, il savait que faire le chien battu ne servirait à rien. En plus de ne pas faire parti de son tempérament. Il accusait les coups, les assumait. Alors, essayant de se reprendre et se mettant (plus ou moins) droit sur son tabouret, se dégageant de sa position avachie, le bouclé remonta ses yeux clairs sur ceux de Madame Wood.

"Je n'interprète pas votre commentaire, Professeur. Je profite juste du peu de jeunesse qu'il me reste pour me bourrer la gueule dans un bar sans paraitre pitoyable, après une semaine... Chargée, dirons-nous." Ah, l'humour. Il envoya un sourire piteux en coin, car il savait qu'il était malgré tout pitoyable. Sa jeunesse (ou pseudo jeunesse, il était plus proche de la 30ène que de la 20ène) n'atténuait rien du tout. Il s'empara d'un premier shot, le gouta du bout des lèvres avant de l'enfiler cul-sec, reposant le verre vide à sa place. Il aurait voulu payer sa tournée à son professeur. Par sympathie. Par idiotie. Parce qu'en plus, c'était triste de boire seul. Mais il avait peur qu'elle ne prenne ça comme une tentative de corruption. Et comme pensé précédemment, il aurait son diplome sans pot de vin. Alors pour le coup... Proposer de se servir dans son mètre actuel pourrait être pris de manière innocente comparé à une nouvelle commande pour la blonde, non ?

"Mais je ne suis ou ne serai jamais ni une couverture ni un amuse-gueule pour qui que-ce-soit. C'était un faux départ Professeur." C'était sa faute, après tout. A lui. D'un pincement des lèvres, il accompagna sa moue d'un geste de la main, poussant la lignée de verres vers sa supérieure. "Je... Peux savoir ce qui m'a couté cette note, cependant ? Hic. Pardon." Hoquet de merde. Une pensée amusante lui traversa l'esprit, en pensant à un élève rencontré dans ce bar il y a quelques soirs. Est-ce que ce "jeu de mot" aurait prit vie ? Aurait-il hoqueté autre chose que de l'air avec ce brave Coby ? Essayant vite de se dégager cette pensée à la fois horrible et délurée ainsi que le sourire qui était né sur ses lèvres, il reprit après un deuxième shot : "Car je dois vous avouer que je ne sais pas si pour être un super-vilain... Je dois suivre les règles ou non..." Un peu de confidence. Bourré, pitoyable, quémandant de l'aide quant au chemin qu'il doit prendre, à la mentalité qu'il doit avoir... Déjà qu'il n'était pas sûr du bien-fondé... Avait-il en face de lui la bonne personne pour parler de tout ça et prendre la direction adaptée ?

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Charlie Wood
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Dim 17 Nov - 20:46
Sur la voie du Super-Zeroft. Neville Leblanc

Décidément, Neville avait un tel air misérable et pitoyable que s’en était adorable. Il avait cette bouille de chien battu qui veut faire de son mieux mais qui ne sait pas comment… le genre de personne qui restait éternellement coincé dans leur démon… Cela pourrait presque, presque, faire fondre mon cœur de pierre. Oui, dans un certain sens, il me rappelait Taylor. Il faut croire que j’ai un faible pour ce type d’homme. Je croisais les jambes, posais mon coude sur la table avant d’installer confortablement mon menton sur mon poing, observant l’élève avec un petit sourire aux lèvres.
Oui, sans doute que s’il avait été plus vieux sans doute aurait-il été mis dans mon lit pour la nuit.
En tous les cas, malgré son état d’ébriété excessivement visible, il arrivait cependant à dire des phrases cohérentes, et même à me rétorquer par rapport à ma remarque. Cela ne fit qu’agrandir mon sourire. Profiter de sa jeunesse après une semaine chargée ? Ah. Je ne comptais plus le nombre de fois où je m’étais prise des cuites lors de mes années d’apprentissage. C’était en effet un très bon moyen de décompresser. Mais je ne le faisais pas toute seule, j’étais toujours entourée, et je n’avais pas un moral à zéro comme le jeune homme. En d’autres termes, il semblait plus sur le point de se suicider que de décompresser.
Je ne répondis pas, préférant prendre un serveur qui passait par là pour commander discrètement un bloody mary. Je ne savais guère si Neville l’avait remarqué tant il semblait plonger dans ses idées sombres. Et s’il tentait véritablement de se suicider ? Trueman perdrait un gagne pain… ce serait dommage d’avoir une carte de crédit en moins.
Cependant, avant que je n’essaie de formuler une quelconque phrase pour tenter de le pseudo rassurer, il reprit la parole. Tiens. Il semblait un peu plus tenir à la vie que précédemment. Cela annonçait aussi son désir de vouloir faire mieux. Je devais bien l’avouer, cela me rassura quelque peu. On allait éviter une coupe budgétaire… et en plus il était mignon.
Et puis, il me posa une question. La question. Sur sa note. Je me calais contre le dossier de ma chaise, croisant les bras sous ma poitrine, l’air songeuse. Comment répondre à sa question ? Il demandait clairement afin de s’améliorer – c’était fort louable. Pendant que je réfléchissais, mon bloody mary arriva, et l’on me demanda de payer. Je sortis ma carte bancaire presque aussitôt.
La boisson payée, il repartit, et je pus me reconcentrer sur le petit Neville.

« Qu’est-ce qu’un super-vilain d’après vous ? » lui demandais-je alors en me rapprochant à nouveau de la table. « Allez, si vous répondez bien, vous aurez des points en plus. » Petit sourire –presque pas – cruel. « Je plaisante évidemment. Votre note ne changera pas. Donc. Qu’est-ce qu’un super vilain. Au quotidien, une personne plutôt banale. Après tout, il faut éviter de se faire prendre, chose impossible si on a une attitude 100% du temps de méchant. Passons sur le fait que je suis tout le temps, méchante. » Je sirotais du bout des lèvres mon cocktail avant de reprendre. « Un super-vilain, par définition, ne suit pas les règles. Les règles, c’est le super-vilain. Mais un super-vilain n’est un super-vilain qu’après plusieurs années de labeur et de travail. Cependant ! » Je levais le doigt comme si je venais d’avoir une idée lumineuse. « En tant qu’étudiant, vous êtes évalué sous plusieurs angles. Le travail fourni fait bien évidemment parti de la notation, et la triche sera un facteur pénalisant. Mais il y a aussi l’attitude. Une attitude de super-vilain. Un charisme, en quelque sorte. Dès la seconde où vous passez le pas de ma salle de cours, vous êtes noté sur votre attitude. Quant à savoir lequel a le plus gros facteur entre le travail fourni et l’attitude, eh bien, cela dépend de mon humeur du moment. » J’eus un haussement d’épaule dédaigneux avant de boire une gorgée de mon cocktail. « Ce jour-là, quand je vous ai vu rentrer dans ma salle, j’ai senti que vous en vouliez. Alors je vous ai fais échouer. Car il ne va pas falloir s’attendre qu’avec le diplôme en poche, vous allez tout le temps gagner dans la vie professionnelle. En tant qu’étudiant, la plupart d’entre vous semblez… je ne sais pas, comme vivre dans un monde de bisounours. C’est d’autant plus amusant de vous faire descendre plus bas que terre… enfin bref, il faut bien vous apprendre la vie, avec ses échecs et ses injustices. Le secret, c’est le travail, le pouvoir, et l’attitude. »

Je m’avançais encore un peu plus sur la table, faisant bien attention de ne pas renverser les verres – mon bloody mary ou les verres de shooter de Neville (il allait vraiment boire tout ça ?) – avec un sourire malicieux sur les lèvres.

« Mais, je peux vous aider à améliorer tout ça. Touuuut ça, » précisais-je en montrant de la main le corps entier de Neville. « Bon, ce ne sera pas totalement gratuit. Après tout, ce qui est bon pour vous doit aussi l’être pour moi non ? Alors, qu’en pensez-vous ? »

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Neville Leblanc
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Lun 18 Nov - 4:54
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Featuring Miss Wood
Si le fait d’avouer ses interrogations sembla être une bonne idée sur le moment (ou en tout cas, la moins pire pour la soirée), Neville regretta rapidement ses paroles. Il n’était pas en face d’un professeur lambda. Il était en face d’une vilaine. D’une splendide vilaine. Que l’on parle de sa notoriété ou de la femme ici présente tout court. Il fut donc dommage que la personne qui sache contrôler le temps dans cette pièce ne soit pas le bouclé mais la Wood et justement, celle pour qui il aurait fallu ravaler ces confidentes. Pour cacher un peu mieux ces inquiétudes et ces faiblesses. Neville était son propre Némésis, à fournir chacun de ses talons d’Achille. Il était son premier ennemi. Du moins, son propre pouvoir le mettait dans cette position, le rendant bavard et à la recherche de ses failles, quémandant même aux autres comment les combattre, se dévoilant au passage. Ce pouvoir là, qui faisait de lui un futur (à priori) super-vilain. Une belle boucle bouclée. En y pensant, le fapfap grimaça et s’avachit un peu plus sur sa chaise, ayant oublié sa résolution de se tenir droit face à son professeur. Son regard la quitta rapidement quelques instants, observant le paiement de la boisson que Neville n’avait pas vu venir.

Puis, ses émeraudes retournèrent sur elle. La question de Madame Wood l’interpella. Et il fut renvoyé quelques secondes dans ses pensées, se remémorant sa rencontre avec Jiji. Encore une fois ces interrogations. Qui es-tu. Qu’est-ce qu’un super-vilain. Quelle est la place des règles chez un Super. Toujours les mêmes questions qui se répétaient d’une bouche à l’autre quand Neville était perdu et que quelqu’un devait s’occuper de son cas. Le bouclé avait l’impression que tout se cacher derrière d’aussi bêtes questionnements. Mais il n’arrivait pas à déchiffrer. Il avait l’impression de courir derrière un secret de polichinelle. A être le seul à courir éperdument derrière des réponses que tout le monde connaissait. Revenant à la réalité, Neville sentit ses sourcils se froncer tout seuls face à ce bonus proposé. Non, toujours non. Gagner ainsi n’était pas dans ses intentions. Mais à peine tenta-t-il d’ouvrir sa bouche pour lui expliquer sa vision des choses que le professeur reprit, avouant sa boutade. Rassuré, il sentit tout de même une pointe d’agacement dans sa poitrine. Mais l’enterra rapidement. Se faisant muet. Attentif au son qui s’échappait des lèvres de la femme. Écoutant ce cours particulier, en quelques sortes. Même si cette simple définition, la notion de discrétion d’un super et toute autre principe base, avaient été répétés, rabâchés, radotés, dans chacune des matières déjà entamées. Dans chaque cours. Chaque semaine. Chaque jour. Par chaque professeur. Mais comme d’habitude, il ne parvenait pas à voir ou l’adulte voulait en venir. (Bon, pas seulement adulte, même ce petit jeune oméga avait tenté de lui expliquer avant de le traiter d’idiot consanguin et de rouler loin de lui.)

Ou si. Ca y est. Neville penser comprendre ! Mais à sa propre manière. C’est-à-dire avec beaucoup trop de grammes d’alcool dans le sang, premièrement, pour être sûr de bien comprendre la chose, et deuxièmement, pour pouvoir se rappeler de tout ceci le lendemain. Rien n’était certain. Mais du coup, il comprenait tout ainsi : Il fallait en baver et résister à ses supérieurs le temps de ses études. Ou de la formation, du moins. Encaisser. Ne pas lâcher. Continuer à se relever, ou, à défaut de le pouvoir, ne pas laisser qui-que-ce-soit dégager son corps épuisé du milieu. Rester. Et survivre. Quelque soit son état. Puis faire bonne figure aux yeux du commun des mortels. Être le sympathique voisin à qui l’on sourit en balançant un bonjour avant que chacun ne rentre chez soi, ne s’en souciant plus. Presque, ce tueur en série qui ferait la une des journaux tv, vu comme « un charmant père de famille » avant d’en décapiter chacun des membres. … Il fallait vraiment que Neville arrête de boire. … Cependant, s’imaginant avoir des gosses, un troisième verre fut avalé, charmant avec surprise son palais et lui faisant oublier ses rejetons bouclés imaginaires. Vodka tagada.

Les paroles féminines qui suivirent prodiguèrent cependant à l’élève d’autres pensées, moins inquiétantes que les précédentes. L’attitude à avoir en classe. Le système de notation. A la fois intéressant et injuste. Si vilain. A chaque instant, pensa Neville, il fallait observer le Maître du nouveau Jeu qu’il pénétrait ? L’identifier. Sa nature. Puis à l’instant T. Tout analyser. Était-ce si surprenant ? Pour Neville qui pensait juste avoir à apprendre ses leçons par cœur et à réfléchir uniquement sur les exercices donnés, il y avait de quoi tomber de haut. Après tout, être un super-vilain, c’était, comme 99% de cette population, être contraint par des règles, par un contrat. Jamais il n’aurait pu penser que même dans ce monde quasi-parfaitement limité, il aurait tout intérêt à se méfier de tout et à s’acclimater. Comme s’il y avait encore des ficelles à tirer, à manipuler.

Grimaçant, un énième shot termina sa vie dans le gosier déjà bouillant d’alcool du plus jeune de la table. Le monde des Bisounours. Il savait qu’il devait s’en éloigner, que ça n’était pas le cas, mais vivre à l’Institut était bien plus coloré que ses dernières années, éjecté de sa famille.

« Travail, pouvoir, attitude. » répéta le pseudo Fils à Papa, comme pour s’imprégner cette formule dans l’esprit, avant de relever les yeux face au rapprochement de la Professionnelle du Mal. Faisant un effort face à cela pour se redresser et comme pour s’approcher plus près de ce qui semblait s’apparenter à un secret, Neville se pencha à son tour pour mieux écouter.

Mais cette « aide », dites avec de tels mots, avec cette attitude, offrit l’impression d’être un morceau de viande face aux mots de Madame Wood. Comme face à Madame Luthor. Il s’empêcha de froncer les sourcils (assez bon miroir de son âme, ça, au moins, il le savait et il le travaillait), et, après un hoquet, préféra mettre les choses au clair.

« Madame Wood, je ne veux pas de traitement de faveur ou vous acheter... C’est un point d’honneur que j’avais déjà bien avant notre rencontre ici… Mais j’ai l’impression qu’à travers votre… » Il chercha ses mots. Mais n’en trouva pas de meilleurs. « … Aide… Vous cherchez à me faire passer par là… » Retroussant ses lèvres quelques secondes face aux mots qui avaient du mal à venir, il finit par poursuivre. « Et si c’est cette voie, je la refuse… Cependant… » Ses iris aidèrent ses longs doigts fins à attraper un nouveau verre rempli. « Si vous aider pour une quelconque mission me permet de m’endurcir et de me rapprocher du profil attendu d’un super-vilain… » Son regard hésita longuement sur le liquide bleu du nouveau verre qu’il tenait, avant de se relever, dans un battement de cils, sur le visage de sa supérieure. « Je marche. » Son air si sérieux finit par s’évaporer par l’élévation d’une commissure, révélatrice de l’état du bourré et bientôt d’une connerie. Qui fit rire Neville.

« Enfin, là je risque pas de marcher vu mon état… » Il se frotta, comme pour éteindre les vestiges de sa bêtise, le visage fatigué mais loin d’être sans vie, s’ébouriffant ses bouclettes dans un geste final. « ...Mais je suis votre homme. » Sans savoir ce que recherchait cette femme. Idiot ? Inconscient ? Certainement. Mais surtout motivé et curieux. Et prêt à tout.

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Charlie Wood
Victime (à très grand) potentiel victimisable.
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Super-pouvoir : Chronokinésie : stopper le temps, ralentir le temps, accélérer le temps, modifier la perception du temps (sans modifier le temps lui même)
Conséquence : Le temps d’utilisation de son pouvoir est converti en nombre d’année. 5 secondes = 1 année. Cela prend effet la journée suivant l’utilisation de son pouvoir, puis passée cette journée, elle reprend son âge normal. Si elle avait remonté le temps, elle deviendra plus jeune, si elle avait accéléré le temps, elle deviendra plus vieille. Si elle avait arrêté le temps et si elle avait juste modifié sa perception du temps, le lendemain elle sera plus longue à la détente, voir même totalement à côté de la plaque ; pour ces deux derniers points, le temps de la conséquence : 5 secondes = 1h.
Haters : 80
Lun 18 Nov - 18:42
Sur la voie du Super-Zeroft. Neville Leblanc

Je le regardais enchainer les verres avec un sourcil levé. Décidemment, serait-ce grâce à son pouvoir qu’il acquit une telle descente ? Après tout, il faut bien un certain… avantage à être celui qui transforme les liquides en vin bon marché, buvable uniquement lorsqu’on était bien touché par l’alcool au préalable. Ah, je n’avais pas encore eut le loisir d’en gouter par moi-même, mais les rumeurs et les témoignages des autres me suffisaient amplement. Un jour l’on m’a dit qu’il fallait toujours voir par soi-même si c’était vrai – mais je n’ai pas spécialement envie de me retrouver déçue, alors je ne préfère absolument pas tester. L’avis des autres a parfois du bon. Comme par exemple, attendre de voir si son camarade meurt en ayant ingérer un produit possiblement dangereux.
Oui, l’avis des autres comptait beaucoup, quand même.
Il devint clair qu’il était beaucoup trop touché par l’alcool lorsqu’il commença à parler. Quoique, au début cela semblait aller… langage un peu pâteux mais ça allait. Et puis il a commencé à hésiter, chercher ses mots, ses phrases. Cela ne me disait rien qui vaille. Est-ce qu’il allait seulement se rappeler de la conversation ? Très discrètement, je le mis sur écoute avec mon smartphone, le posant verrouillé sur la table mais ayant enclenché le mode dictaphone. On ne sait jamais. Toutes paroles pouvaient être utiles pour ne pas qu’il se défile une fois sobre.
Donc, j’enclenchais le dictaphone pendant qu’il parlait, discrètement, et je me disais que j’avais tellement eu raison. J’étais tellement intelligente parfois, cela m’éblouie. Un tel esprit, c’était à se demander comment j’ai pu avoir besoin de l’aide de Taylor pour parvenir à un tel état de perfection. Enfin bref, il faut arrêter de s’étaler sur ma magnificence et revenir au moment présent.
Alors, concrètement, si j’arrivais seulement à comprendre ce qu’il me racontait, il ne voulait pas acheter sa note. Pourtant, dans sa vie de tous les jours, cela devrait être courant non ? Il est riche. Il doit donc jeter de l’argent à la pelle. Il ne serait donc pas étonnant qu’il jette de l’argent afin d’obtenir une meilleure note. Existerait-il donc des riches avec une conscience professionnelle ? C’était sans doute la perle rare. Mais. C’était aussi un peu affligeant pour un futur super-vilain, de ne pas profiter de ce que l’argent peut lui offrir. Enfin, c’était peut-être car il était riche qu’il ne se soucie pas de la notion d’argent.
Il devint plus difficile de suivre la pensée de Neville alors qu’il n’arrivait sans doute pas à se suivre lui-même. A le voir boire ainsi, je me demandais si j’allais devoir le ramener à l’institut moi-même, étant son professeur. Dans un certain sens, c’était mon devoir professionnel non ? Protéger mes élèves. Enfin, je devrais aussi lui éviter le coma idyllique et éviter de l’utiliser à mes fins personnelles.
Ah, j’étais une si mauvaise prof. Mais je m’en foutais. A la base, je suis venue avec un objectif en tête.

Il accepta. Il accepta sans même savoir de quoi je parlais. Sur le coup, je buguais sur place, mon verre à la main qui s’approchait de mes lèvres fut stoppé dans sa course. L’on aurait pu croire que je venais de figer mon propre temps. Cet homme était indéniablement…
Idiot.
Un idiot fini qui risquait fort d’aller séjourner en prison simplement pour faire plaisir à ses coéquipiers qui l’utiliseraient comme couverture. Ah, mais il disait ne pas vouloir servir de couverture ! Mais il allait falloir revoir cette mentalité d’abord, s’il ne voulait pas que cela se finisse ainsi.
Je poussais un soupire avant de m’enfiler mon verre d’une traite.

« Tu acceptes mon offre si cela a une utilité pour devenir super-vilain ! Mais c’est parfait ! Ah, tu as intérêt à tenir promesse, sinon, je te pourrirai tellement ton dossier scolaire que tu seras obligé de changer d’établissement si tu veux espérer pouvoir avoir un diplôme. »

Menaces en l’air ? Non, absolument pas. J’étais prête à lui pourrir toutes ses années d’apprentissage s’il ne tenait pas sa promesse. Ou, pire, s’il me vendait. Quoique s’il me vendait il y avait de fortes chances pour que l’on finisse par ne plus me vouloir comme professeur… mais est-ce que cela m’importait réellement ? Pas vraiment. Je n’étais pas spécialement attachée à ce poste.

« Taylor Wood. C’est mon idiot de mari. Il me trompe. Je le sais qu’il me trompe, mais je ne sais pas encore avec qui. Je veux lui pourrir son existence. Alors, tu te demandes sans doute – ah, je peux te tutoyer ? Tu peux faire de même d’ailleurs. Donc, tu te demandes quelle serait ta mission… de l’espionnage, majoritairement. Ecouter derrière les portes, le manipuler en tirant sur la corde sensible du petit élève cherchant à avoir des conseils du plus grand des professeurs. Je veux que tu deviennes ma petite oreille. Evidemment, cela va demander beaucoup de discrétion et l’art de la manipulation. Je peux te donner des cours particuliers sur cela, au besoin. Je peux faire de toi un parfait espion. Enfin, si tu le souhaites. Tu peux aussi pourrir son cours à ta manière également, de façon innocente comme si c’était un accident… des choses comme ça. »

Je n’avais plus rien à boire. C’était fâcheux. Le bloody mary m’avait donné cette envie de boire encore un peu. Oh, je n’étais déjà pas bien sobre puisque j’avais un peu bu dans le bar précédent. Mais j’avais largement moins bu que Neville. Il y a même fort à parier que je ne serais pas capable de le suivre. Un sourire satisfait sur les lèvres, je remis mon dos bien droit tandis que je joignais mes mains au dessus de la table.

« Cela ne peut que te servir pour améliorer tes notes en tant que super-vilain. Mais cela te coutera également du temps, donc il faudra encore plus travailler dur. Enfin, je comprendrais que tu ne souhaites pas ce… travail ! Après tout, tout le monde n’est pas fait pour ce genre de mission. Et il faudrait aussi éviter de se mettre dans un tel… » J’eus un petit rictus le temps de quelques secondes en observant l’état de Neville. « … état. Après tout, l’une des clés pour un super-vilain est le self-control. Chose que l’on ne peut avoir en ayant trop bu. Il ne faudrait pas non plus que tu n’en meurs avant même de commencer ta mission. »

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