RPG tiré de la Flander's Company
 

Hé p'tit, tu connais le livre "Le Parrain" ?

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Neville Leblanc
aka le bon pote fapfap qui ressemble à un clodo (apparemment) et sert à boire h24.
Neville Leblanc
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Super-pouvoir : Transformation de l'eau en vin ... Vous comprenez mieux le pseudo de super-vilain ? Que ça soit de la simple humidité comme l'eau dans votre corps, votre salive ou la pluie... Préparez vous à être bourré! ... Ou à LE voir bourré.

Car plus il utilisera son pouvoir et plus son taux d'alcoolémie augmentera! C'est nul hein ? Vous voulez savoir quoi d'autre encore ? Dès qu'il ressent une émotion un peu trop forte, ça augmente aussi! Je vous raconte pas l'expérience en gueule de bois !
Les Petits + : Why so serious ?

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Haters : 413
Mar 17 Sep - 5:53
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Featuring Orian

« MAIS PUTAIN JE M’EN BAT LES COUILLES ! C’EST PAS MES AFFAIRES ! J’AI RIEN A VOIR DANS L’HISTOIRE ! » s’époumonait un élève en plein cours… OU plutôt, en pleine fin de cours, prolongée à cause de l’attitude d’un crétin gris. De nombreux regards l’observaient, abasourdis par l’explosion de Neville Leblanc, ce brave fapfap qui était d’habitude si détendu et si sympa ! Et là, on en était bien loin…

« Monsieur Leblanc, vous retournez à votre place im-mé-dia-te-ment ! » essaya le professeur, tentant de garder son calme malgré l’agitation que provoquait l’élève après avoir entendu la sonnerie de fin de cours. « Et vous attendez que les 5 minutes soient passées, vous vous débrouillerez avec Monsieur Dutronc après, ça lui apprendra à bavarder. »

« Mais j’en ai RIEN à carrer bordel ! Et j’vais pas casser la gueule de ce crétin juste parce que vous êtes un GROS CON ! »

La raison de tous ces braillements ? Et bien disons que pendant son petit aller-retour aux toilettes il y a 20 minutes de cela, Neville avait oublié sa pochette. Et pas n’importe quelle pochette. Une pochette comportant une poche. Dans laquelle se trouvait un pochon. En soi, rien de bien « grave » financièrement parlant, le tout ne devait lui couter que 80€ (le sac en lui-même avait couté 5€ dans le marché du coin) mais le problème dans tout ça, c’était… Qu’il en avait besoin dans l’immédiat. A la sortie du cours. Et outre ce besoin primordial, la peur de ne pas retrouver sa sacoche l’habitait. Certes, il n’y avait aucun moyen d’identifier le propriétaire de la drogue se trouvant à l’intérieur mais c’était tout son stock… Avant de longs jours. Et pour cause : son dealer était en vacances jusqu’à ce dimanche ! Alors comment vous dire que Neville passa les vingt plus longues minutes de sa vie, assis à son bureau, après que le professeur lui ait refusé un second aller-retour aux toilettes quand il s’était aperçu de son oubli idiot. Bon, ça, en soi, il pouvait comprendre, le brave bouclé. Mais il ne comprenait pas pourquoi il devait attendre 5 minutes de plus alors qu’au moment de la punition, il était en dehors de la classe !

« J’ETAIS AUX CHIOTTES BORDEL ! »

« Assis Leblanc ! »

« Allez vous faire enculer ! »

Et c’est sur ces superbes paroles (qui ne lui couteront rien, après tout, son costume était doré et ça représentait bien plus qu’une couleur ici!) que Neville sortit de la classe en courant, retournant sur ses pas. Ce sentiment de mal-être, accompagné de sueurs froides, de tremblements, ça ne lui avait pas manqué. Pourquoi fallait-il qu’il ressente encore ces fourmillements horribles, ce manque littéral, alors qu’il était riche désormais ?! Ces symptômes appartenaient à son passé de pauvre paumé, aussi bien physiquement que financièrement ! Et il détestait les retrouver, ayant l’impression de reculer de 100 cases dans son passé de merde…

« Oh bon sang t’es là ma chériiiie… » murmura-t-il à sa chère sacoche, la prenant dans ses bras après l'avoir retrouvé, heureux de voir qu’elle n’avait pas été volée ! Se dépêchant de la fouiller pour prendre ce qu’il fallait et annihiler les effets du manque… La panique commença à le guetter lorsqu’il ne trouva rien : le sac était vide. On lui avait volé.

« Non… Non… Non non non non, NON BORDEL ! »

Jetant la sacoche dans la cabine, Neville sortit des couloirs et observa la foule devant lui comme si un indicateur lumineux allait s’allumer au dessus d’une tête et indiquer qui avait osé voler sa drogue. Mais c’était peine perdue. Pire encore, toute cette agitation, toute cette marmaille l’entraina un peu plus dans un sentiment de stress. Ses ongles raclant son avant bras gauche, ses yeux verts balayèrent l’espace pour essayer de trouver quelque chose. Quoi ? Il ne savait pas. Une sortie de secours ou il pourrait s’éloigner de tout ce monde, une personne aux yeux rouge et pouvant lui dépanner un dix, n’importe quoi tant qu’il pouvait se concentrer sur AUTRE CHOSE QUE LES GENS.

« Hé, Neville ? »

L’interpellé sursauta, attrapant aussitôt son bras pour cacher son tic nerveux auprès d’un élève de sa classe qui l’observait d’un air presque inquiet.

« T’es en manque c’est ça ? » murmura le plus jeune, embêté de voir son ainé dans cet état.

« Mais non, j’vois pas ce qui te fait dire ça… »

« Ah j’ai du me tromper alors… Je sais que je devrais pas te dire ça hein… Vu que t’es pas du tout en manque… Mais quand je l’étais, beh j’aimais bien aller à la bibliothèque… C’était… Ressourçant… Surtout en lisant un livre qui paie pas de mine… Le parrain… Je sais pas si ça te dit quelque chose… »

« Arrête-tes-conneries-Bob-putain-pitié-je-suis-pas-d’humeur… » baragouinait le bouclé en essayant de s’écraser le plus possible contre le mur, essayant de ne pas s’énerver contre son camarade de classe qui, bien que bizarre, était sympa.

« Ecoute-moi et va là-bas. Tu me remercieras plus tard. » finira par conclure le petit blond aux airs angéliques avant d’offrir une tape compatissante au drogué en manque et de s’éloigner, sortant subitement son téléphone et pianotant dessus.

Figé contre son mur, reprenant ses grattements, Neville vit bientôt le flot d’élèves s’amenuir avant de se retrouver seul dans le couloir. La bibliothèque, le parrain… Et c’était lui le drogué ?! Mais pour le coup, le quasi-trentenaire ne pouvait que faire confiance à son camarade jaune avec qui, après tout, il s’entendait bien en général… Essayant de remettre ses pauvres neurones en place pour se remémorer le chemin de la bibliothèque (c’est pas comme s’il prenait ce chemin tous les jours), le Fils A Papa finit par déambuler dans les couloirs, ses doigts, tantôt grattant, tantôt serrant son avant bras. Devant la porte finalement trouvée, il douta, encore, avant de la pousser et de s’engouffrer dans la grande pièce surveillée par une ancienne célèbre télékynésiste. Offrant un « Bonjour… » bas et poli, Neville ne se prit au final qu’un « chhhhhht » de la part de la femme. Génial. Mieux valait ne pas compter sur elle pour rechercher le livre du parrain… Ce mystérieux livre… Peut-être était-ce un livre factice et qu’une dose l’attendait dans un trou creusé dans les pages ?

Code par Melody
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Orian Harker
Victime (à très grand) potentiel victimisable.
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Sam 26 Oct - 20:05
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Neville
Leblanc
He p'tit tu connais le livre le Parrain?
Dans les couloirs de l’Institut Trueman, tout le monde s’écartait sur son passage. Lui ne leur accordait pas un regard. Il n’avait pas besoin de plonger ses yeux dans ceux des autres pour les accabler de son souverain mépris – il émanait de tout son corps. C’était un être ontologiquement supérieur, et il en était parfaitement conscient. Alors qu’il aurait simplement pu être une petite chose mignonne, adorable, une mascotte de l’Institut Trueman, il était au contraire celui qui inspirait à tous le respect, la crainte, celui devant qui tous s’arrêtaient. Il se déplaçait tranquillement, nonchalamment dans ces lieux qu’il connaissait par cœur. Il en était le maître incontesté. On le trouvait tantôt à se pavaner au milieu d’un couloir, tantôt tranquillement installé sur le bureau d’un professeur, ou encore dans l’encoignure des fenêtres. Le chat était partout, s’il dormait quelque part, personne n’avait intérêt à le réveiller. Et les allergiques n’avaient qu’à prendre la porte. Si ce chat faisait l’objet de tant de respect, c’était parce qu’il appartenait au Parrain, tout le monde le savait. L’animal paraissait être le spectre du chef des services d’entretiens, l’âme qui hantait les lieux, qui voyait tout, qui savait tout. Aussi n’y avait-il pas eu besoin de menaces pour que tout le monde sache que qui que ce soit touchait au chat, les représailles seraient terribles. D’ailleurs, la crainte qui entourait ce chat et son propriétaire était telle que personne n’avait osé demander le nom de l’animal. Il restait donc connu comme « Le Chat », le seul et unique. Si on pouvait le trouver un peu partout, il était cependant principalement chez le Parrain, seul humain trouvant grâce à ses yeux- et réciproquement. Aujourd’hui ne faisait pas exception.

S’il y avait beaucoup de curiosités architecturales dans l’Institut Trueman, le bureau d’Orian Harker était l’une des plus grandes. D’abord, on pouvait se demander pourquoi un chef des services d’entretien avait un bureau – y avait-il tant de papiers administratifs à remplir quand on s’occupait de la propreté d’un lieu comme cela ? Et il ne s’agissait pas d’un de ces habituels placards à balai, étroit, sale, poussiéreux. Le bureau d’Orian était vaste, comportant trois grandes fenêtres, et très richement meublé, avec des fauteuils et canapés en cuir, et des meubles en bois massif, de haute qualité. Au mur se succédaient des peintures d’art modernes parmi les plus cotées –un parrain se devait d’avoir des goûts raffinés. La couleur de la pièce était aussi soigneusement travaillée. Orian ne pouvait pas se permettre de laisser au mur un blanc éclatant. Il avait fait poser à son arrivée un papier peint sombre avec de petites touches de rouge. De quoi donner un aperçu de son caractère à ceux qui viendraient le solliciter. Le Chat arriva à la porte, et la trouvant fermé, il monta sur une table proche pour donner un coup de patte bien senti sur la poignée. De quoi l’entrouvrir suffisamment pour qu’une silhouette fine puisse s’y glisser. Il ne fallait pas imaginer que Le Chat s’abaisse à miauler pour que quelqu’un le laisse rentrer. Le Chat savait se débrouiller tout seul. Orian soupira en le voyant rentrer. Il ne comptait plus le nombre de fois où il se levait pour aller fermer la porte derrière Le Chat dans une journée. Parfois, il se disait qu’il laissait l’animal prendre un peu trop ses aises, il était trop coulant avec lui. Mais d’un autre côté, tout parrain digne de ce nom se devait d’avoir un chat, un chat errant, sauvage, apprivoisé. Un chat qui en imposait. Alors traverser quelques fois de trop par jour son bureau pour le caprice de la bête n’était qu’un prix très léger à payer.

Pendant qu’Orian fermé la porte, Le Chat attendit sagement, posant sur le jeune homme ses yeux interrogateurs. Seul le mouvement de ses pattes dénotait d’une certaine impatience. Ce n’était peut-être qu’un animal, mais Orian savait parfaitement comment manipuler Le Chat, à défaut de savoir s’en faire obéir. Et comme avec les autres, il n’allait pas s’en priver. C’est ainsi qu’il ignora Le Chat pendant un moment, passant dans l’espace commun des membres du service d’entretien, donner quelque consigne, et recevoir Juanita. Juanita était l’une de ses employées les plus efficaces, attentive, discrète, et parfaitement zélée. Il faut dire qu’Orian avait fait beaucoup pour elle. Entre son influence personnelle et celle de sa famille, il lui avait réglé quelques problèmes de papiers et de logement, après l’avoir embauchée. Suite à la conversation, il consulta rapidement son téléphone. Orian n’aimait pas beaucoup avoir son téléphone avec lui en permanence. La plupart du temps, il le laissait simplement posé dans l’encadrement de la fenêtre la plus proche de son bureau, ou dans un tiroir fermé à clé. Les petits messages de notifications l’agaçaient assez vite. Cela dit, cette fois, le dernier message reçu n’était pas inintéressant. Il venait de Miles, un jeune FapFap.

Miles a écrit:
« Salut Orian, j’ai une bonne surprise pour toi, je peux passer ? »

Un demi-sourire apparu sur le visage angélique du jeune don. Il donna la confirmation à Miles, et enfin, reporta son attention pour le chat, qui faisait mine d’adopter un air boudeur, mais qui ne tarda pas à se rapprocher de lui pour chercher ses caresses. Jusqu’à monter se lover sur ses genoux.

-T’as encore des progrès à faire avant de devenir un vrai chat de parrain tu sais ? Tu crois que je vais avoir sérieux si tu te comportes comme ça ? Soupira Orian, prenant un air las, bien qu’il soit au fond vraiment ravi de ce chat. Avec ses yeux vairons, son pelage tigré et sa grande taille, il faisait peur à certaines personnes qui venaient dans son bureau. Le Chat était une vraie arme. Enfin, il le serait si Orian arrivait à le commander pour qu’il puisse griffer ou mordre à la demande. Il n’avait pas encore perdu espoir d’y arriver. Il avait récupéré Le Chat il y a deux ans seulement, il avait encore le temps de grandir, de s’assagir. Et sinon, il finirait bien par tomber sur un imbécile sachant comprendre les animaux à cause d’un pouvoir débile. Quoi qu’il ne fût pas sûr de vouloir laisser qui que ce soit lire les pensées de son chat, cela restait encore à voir. Il finit par tapoter la tête du chat qui faisait semblant de dormir – comme tous ceux de son espèce, c’était un manipulateur né. Il n’y avait qu’à voir la manière dont les chats pouvaient se faire lourds ou légers selon leur convenance pour en être convaincu.

Quelqu’un frappa à la porte, Miles sûrement. Orian, tranquillement posa Le Chat par terre et s’épousseta – c’était un autre désavantage d’avoir un chat, il laissait la moitié de sa fourrure partout où il passait – mais encore une fois, c’était le prix à payer. Puis il se réinstalla, avant d’accepter que l’apprenti-supervilain ne rentre. Miles ressentait toujours un frisson lorsqu’il entrait dans le bureau d’Orian. Ce n’était pas qu’Orian était désagréable avec lui, mais c’était qu’il y flottait toujours une sensation de menace, comme si cela infusait dans les lieux. Orian ne se tourna pas immédiatement vers lui, comme s’il était occupé, puis après une poignée de seconde, il finit par regarder son jeune collaborateur. Avec le regard perçant de celui qui savait, qui savait tout.

-Assied-toi Miles, commença Orian, l’invitant d’un geste. Tu crois pouvoir me surprendre alors ?

Une lueur d’enthousiasme et d’avidité apparut dans le regard de Miles, qui se pencha de quelques centimètres vers l’avant, et sa voix montant légèrement vers les aigus.

-Oui, cette fois tu ne vas pas en revenir…

D’un geste, Orian le fit taire. Cette manière de parler aussi vite l’énervait rapidement. Mais surtout, il n’avait aucune envie de se voir narrer l’histoire de la « super-trop-bonne-idée-géniale » de Miles. Le parrain de l’Institut Trueman s’alluma une cigarette, alors que Miles, désemparé, se demandait s’il allait pouvoir finir sa petite histoire.

-Je suppose que ton histoire a un rapport avec cela ? Questionna faussement Orian, tout en lui lançant un pochon qui devait bien valoir dans les 80 euros dans les mains. Il semblerait qu’un de tes petits copains FapFap ait laissé cela cet après-midi.

Et oui, il ne fallait pas être naïf comme cela. Les toilettes, c’était le domaine par excellence du service d’entretien. L’endroit idéal pour connaître les secrets les plus sombres et les plus intimes de tout un chacun. Forcément, une pochette laissée sans surveillance allait être explorée. Et Orian n’allait pas laisser quelqu’un se balader avec des pochons de drogue ne venant pas de lui. A l’Institut Trueman, il n’acceptait pas de concurrent. Il était le fournisseur exclusif de substance illicite, et c’était sur cela qu’était fondé son empire. Les membres du service d’entretiens, tous fidèles à Orian, étaient évidemment informés et formés, et ils savaient parfaitement ce qu’ils devaient faire, outre veiller à l’hygiène des lieux. Ainsi, lors d’une mission routine de nettoyage, Juanita était tombée sur cette pochette, et par ricochet sur la poche, et sur le pochon. Et sur tous les éléments qui permettaient d’identifier le fautif, forcément. Si Orian avait voulu faire virer le fautif, il n’aurait eu qu’à aller dans le bureau de sa chère tante, et cinq minutes plus tard, le contrevenant aurait été renvoyé à sa misérable vie. Le brun n’aurait d’ailleurs absolument aucun scrupule à faire cela. Simplement, il y avait toujours quelque chose de plus intéressant à faire.

-Oh… euh, oui, sûrement. Euh… Je l’ai envoyé dans la bibliothèque. Voir le livre le Parrain. Il s’appelle Neville. Neville Leblanc.

-ça, je le savais déjà. Bien. Continue à travailler comme ça.

-Et euh… Pour mon euh…

Orian renvoya un regard interrogateur à Miles, qui se dandina un instant, puis se décida de le saluer par un « bon euh à la prochaine alors », et à s’enfuir sans demander son reste. Miles faisaient partie des gens qui étaient rentrés au service d’Orian par ambition, ou par admiration pour lui. Il avait compris que le chef des services d’entretien avait du pouvoir, et qu’il valait mieux être bien vu de lui. D’autant plus qu’il visait certains avantages. Mais Orian n’allait pas exaucer tout de suite le jeune garçon, il fallait encore qu’il fasse ses preuves, et surtout, qu’il se montre plus utile. Il n’allait pas perdre son temps à récompenser quelqu’un qui ne lui apportait que des informations qu’il avait déjà. Une fois Miles sorti, Le Chat fit une tentative pour reprendre sa place privilégié. Malheureusement pour lui, Orian n’avait pas l’intention de rester plus longtemps entre les murs de son bureau. Un père ne devrait pas avoir de préférence entre ses enfants, un parrain ne devrait pas faire de discrimination entre ses victimes, mais Orian devait bien avouer qu’il avait un faible pour les FapFaps. Les gosses de riche, snobs, arrogants avaient toujours été sa cible privilégiée, depuis l’enfance. Peut-être parce qu’il était lui-même un gosse de riche. Il les connaissait bien, il savait quelles étaient leurs aspirations, leurs faiblesses, comment les manipuler… Et c’était toujours un peu plus amusants que de s’en prendre à ces pauvres Fonds de placard – certes, c’était toujours amusant, mais ils en avaient déjà assez à faire avec eux-mêmes, et ce n’était pas très drôle d’humilier quelqu’un qui était déjà tout en bas de l’échelle. Non, faire tomber les gens de haut, c’était beaucoup mieux. Et puis un FapFap pouvait consister une source assez intéressante de revenus, et de contacts possibles pour de futures pressions. Cela dit, le cas dont il allait s’occuper aujourd’hui était un peu particulier, ce Neville Leblanc n’était pas un FapFap comme les autres. Quoi qu’il en soit, Orian avait décidé de prendre un peu l’air et d’aller s’amuser.

Il salua cordialement la bibliothécaire en arrivant dans les lieux. Il passait régulièrement, prenait les livres dont il avait envie – peu importe si d’autres les avaient déjà réservés, il passait toujours en premier – et souvent donnait son avis dessus. La bibliothécaire, pour cela, l’aimait bien. En contrepartie, Orian essayait de respecter un tant soit peu les consignes de calme lorsqu’il menait ses affaires. C’était cela aussi, être parrain. Il fallait prendre soin de tout le monde, en tout cas, prendre suffisamment soin de tout le monde pour les avoir en son pouvoir – même s’il ne craignait rien d’eux, il était toujours bon de se savoir respecté et admiré. Orian ne mit que quelques instants à repérer le junky dont il était question. Il faut dire qu’il n’était vraiment pas très discret, au bord de la panique, la sueur dégoulinant de son front. Pauvre petit, pour peu, Orian le plaindrait. En bref, un gosse tout aussi pathétique que les autres, qui allait se jeter à ses pieds pour avoir une dose, et qui ne serait pas capable de se rendre compte du talent d’Orian, qui ne pourrait pas réaliser à quel point il n’était pas un simple dealer, mais un artiste de la drogue. Il se demandait si un jour il tomberait sur quelqu’un d’un peu plus intéressant – mais d’avance, il pressentait que le jour n’était pas encore venu. Cela dit, il y avait peut-être quelque chose à tirer de ce Neville. Vu son état et sa façon de chercher dans la bibliothèque en tournant en rond comme un poulet sans tête, Orian se dit qu’il ferait mieux de lui donner un petit coup de main s’il ne voulait pas y passer la journée. Il se dirigea vers le rayon où étaient disposé une dizaine d’exemplaires du Parrain – étonnamment tous en parfait état –  choisit celui où le titre était écrit dans la police la plus grosse et s’installa de manière très visible sur un pouf au cœur d’une allée. En calculant la trajectoire du FapFap, il se dit qu’il devrait arriver pile en face de lui d’ici trente seconde. En attendant, il ouvrit le livre à l’un de ses passages préféré.

Il ne s’était pas trompé. Lorsque le Junky arriva, il leva les yeux de son livre, et remonta encore sa tenue de quelque centimètres, de manière ce que le titre ne soit pas trop bas pour échapper au regard de son futur client. Il croisa son regard, toujours ce regard qui en disait long et le laissa approcher. Puis, parce qu’il n’avait pas envie de subir le discours incohérent et hésitant de la loque en manque de dope, il prit la parole en premier. Une fois n’est pas coutume.

-Tu cherches quelque chose on dirait. Commenta Orian, une nuance amusée, voir moqueuse, dans son ton. Ses yeux observaient tranquillement les traits du quasi-trentenaire, enregistrant naturellement tout ce qu’il voyait en lui. Comme Le Chat, quand il avait devant lui une proie.
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